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Impacts de la crise sanitaire sur les associations, publication de la troisième enquête du Mouvement associatif, du RNMA et de Recherches & Solidarités

Le Mouvement associatif, en partenariat avec le Réseau national des maisons des associations (RNMA) et Recherches & Solidarités, publie les résultats du troisième volet de l’enquête concernant les impacts de la crise sanitaire sur les associations réalisée entre le 30 mars et le 30 avril 2021 . Cette enquête a été réalisée auprès de 9 458 responsables d’associations de toutes tailles, tous secteurs d’activités et toutes régions et fait suite à deux enquêtes réalisées en mars-avril et mai-juin 2020.

La nécessité de récolter des données sur la situation des associations

Les enquêtes menées par le Mouvement associatif, le RNMA et Recherches & Solidarités, ainsi que les enquêtes réalisées par d’autres acteurs comme l’Udes (Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire) permettent aux différentes têtes de réseaux du champ associatif et du champ de l’ESS de compléter et de justifier les plaidoyers qu’elles mènent auprès des acteurs institutionnels. Le Mouvement associatif, dans son webinaire de présentation , explique ainsi à titre d’exemple que la première enquête réalisée il y a un an a permis de faire remonter la crainte des acteurs associatifs sur les subventions et d’obtenir la circulaire du mois de mai 2020 sur le traitement des subventions dans la crise sanitaire. Elisfa, conscient de ces enjeux, a de fait relayé ces diverses enquêtes.

Une adaptation de l’organisation des associations

Les résultats de l’enquête démontrent une évolution de l’organisation pour 73 % des répondants (+ 16 points). Ces évolutions sont constatées dans l’organisation du travail à travers le numérique, la mise en place de nouvelles pratiques, des relations différentes avec les bénéficiaires et adhérents, mais également avec les bénévoles ainsi que par le renforcement de la coopération avec d’autres acteurs du territoire.

500 de ces répondants complètent ces évolutions par des témoignages qui concernent une délocalisation ou adaptation des activités, l’adaptation du fonctionnement statutaire, une nouvelle organisation des bénévoles à travers les outils numériques, une adaptation des moyens humains et financiers, une offre d’activités nouvelles, ainsi que par le renforcement de la communication externe et interne et de la coopération entre acteurs associatifs. 

Le bénévolat, selon les résultats de l’enquête, est principalement impacté concernant la difficulté pour les bénévoles de mener leurs actions, sur la perte de contacts avec certains bénévoles, sur l’arrêt de certains bénévoles par crainte du virus, mais également de manière plus atténuée sur la difficulté pour les bénévoles de l’utilisation des outils numériques, du respect du couvre-feu ou de l’adaptation des missions.

Néanmoins, nous remarquons dans l’enquête une satisfaction majoritaire des dirigeants associatifs sur le maintien du collectif au sein de leurs structures. C’est ainsi 57 % des répondants qui estiment des relations satisfaisantes avec le collectif bénévole, avec parfois quelques difficultés, un pourcentage en hausse de 6 points depuis 1 an.

Des activités encore largement perturbées par la crise sanitaire

L’enquête démontre que les activités associatives restent fortement impactées par la crise sanitaire. 40 % des répondants indiquent une activité très réduite (moins de 20 %). Le pourcentage explose lorsque l’on regarde les structures dont l’activité est inférieure à 60 % de l’activité habituelle, avec 70 % des répondants.

Les préoccupations principales des répondants concernent, dans l’ordre, la réouverture des structures et locaux, l’adaptation des activités dans la durée, la reprise des relations avec les adhérents, la mobilisation des bénévoles, l’adaptation des activités, l’application des mesures barrières, la confirmation des partenariats financiers, la reprise du dialogue avec les administrations, le besoin de nouveaux bénévoles et, pour 6 %, la gestion d’un surcroît d’activités.

Des ressources impactées mais des bilans acceptables

76 % des répondants indiquent des ressources impactées pour leurs structures. L’impact est en majorité du fait d’une baisse des cotisations, d’une perte de revenus d’activité, de dépenses engagées à perte, mais il est également du fait d’une augmentation des coûts générés par la crise ou d’une baisse de subventions.

Le bilan financier des structures reste néanmoins acceptable pour 66 % des associations (équilibre, excédent ou déficit acceptable). 18 % des répondants indiquent de fortes difficultés et 16 % ne sont pas encore en mesure de répondre. La trésorerie des associations semble également moins en danger qu’en 2020, avec une majorité de réponses indiquant une visibilité sur plusieurs mois. Cependant, 27 % ne sont pas encore en mesure de répondre et 15 % semblent en danger.

L’état des partenariats, notamment publics, des associations, semble plutôt positif, avec 55 % de réponses positives. 23 % des répondants indiquent néanmoins une dégradation des relations avec leurs partenaires publics. Ces évolutions peuvent se lire au regard de la crise sanitaire, mais également au regard des élections municipales de l’année dernière, et des futures élections départementales et régionales. Elisfa a développé sur ce sujet un kit collectivités locales afin de faciliter les relations entre les adhérents et les élus locaux. Ce kit est disponible sur le site d’Elisfa .

Sur le sujet des aides financières, elles ont été sollicitées par 28 % des répondants. Les cinq aides principales activées sont le fonds de solidarité, les aides sectorielles, des aides départementales, des aides municipales ou intercommunales, des délais de paiement d’échéances sociales et fiscales. Il est a noté que le dispositif d’activité partielle n’est pas étudié dans cette catégorie. Une partie spécifique aux associations employeuses indique qu’elles sont 54 % à avoir plus de 50 % de salariés en activité partielle en avril 2021, dont 33 % à avoir l’ensemble de leurs salariés en activité partielle.

Les associations employeuses indiquent également que, concernant leurs enjeux, il est important de maintenir le dispositif d’activité partielle le plus longtemps possible, que l’effectif salarié risque ne pas pouvoir être maintenu en l’état, que des recrutements seront reportés, mais, pour d’autres répondants, que des nouveaux recrutements sont à prévoir.

Nous vous incitons à consulter l’ensemble de l’étude menée par le Mouvement associatif, le RNMA et Recherches & Solidarités .

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